Accueil Présentation Livre langue-mère Légendes Traduction de noms et prénoms Traduction du mot mère Nos différents livres Divers et mises à jour

Album photos

Contact

 

( suite des traductions de noms et prénoms )

Quelques traductions demandées sur notre site:

Grâce à la maîtrise des racines du breton ancien, conservée par ses plus ‘anciens’ bretonnants, ‘‘Britani terre d’éveil’’ ne voit pas les noms de famille d’une manière aussi restrictive que les traducteurs classiques. C’est donc avec circonspection que nous abordons la traduction des noms de famille, sachant que s’y cachent des jeux de mots et des spécialités perdues. De plus, une certaine intolérance et moquerie ont été pratiquées envers nous (mais nous n'en avons que faire). Nos traductions ont pour base le dictionnaire de Aimable Troude, et en cas de désaccord, il suffit de s’y référer; nous n'avons rien inventé.

HELLOU, (h)-Ell-ou, ‘les dieux’.

El était le Dieu ancien de la Bible, même pour les Hébreux, il est toujours le Dieu bon. Ce nom est au double pluriel par la répétition *consonnale ‘ll’ et par ‘Ou’ pluriel classique des Bretons et des vieux Egyptiens. Le ‘h’ est euphonique surtout utilisé pour débuter un nom propre. Le suffixe pour désigner les anges était Ael, A-El, ‘fait par El’, ‘fait par Dieu’. Notre dictionnaire dit El, ‘ange’. El éloé Israël dit la Bible pour El éol-é Israël, ‘El est le soleil d’Israël’. Bethel, Bet-(h)-El, ‘le monde de El’, ‘le monde de Dieu’, le ‘th’ est le thêta grec qui vaut ‘t’ ; Ce lieu fut consacré par Abraham et Jacob, mais détruit par Juda. Nous trouvons aussi ce nom au Liban, chez les Chrétiens maronites.

CARO ou Kar-o, lecture inversée, ‘contient l’amour’, ‘contient l’affection’.

Il s’agit du nom d’un homme bon, qui a du cœur affectif. La langue moderne privilégie le ‘k’, exemple p. 323 du dictionnaire d’aimable Troude ; Karez, ‘parente’, par les racines, Kar-ez, lect. inv., ‘elle amour’, ‘elle affection’, Ez, ‘elle’ est le suffixe féminin de notre vieille langue ; ces racines ont donné le mot français, Caresse. Il n’y a aucun rapport avec le cerf, nos anciens donnaient des noms correspondant aux qualités qu’ils trouvaient chez les hommes, comme d’ailleurs ils le faisaient pour les lieux. Les nôtres n’auraient jamais accepté d’être assimilés aux animaux.

INIZAN, Iniz-an, lecture inversée, ‘dans l’île’.

Nous pouvons globaliser ce nom : ’îlien. Suivant le rythme prosodique, nos anciens employaient Enez ou Iniz, ‘île’ ; avec le ‘i’, Iniz, En, ‘en’, ‘dans’, va aussi suivre la prosodie et muter en ‘a’, An, ‘dans’, ex : p. 549, dictionnaire aimable Troude : Rosancoat, ros, ann, coat (vieux style) tertre du bois ; Par les racines et parce que le traducteur est de famille de charpentier de marine, Ros ou Roz-an-coat, ‘la roue dans le bois’, le cercle annuel qui permet de connaître l’âge de l’arbre, Rozavel, ‘roue du vent’. N’oublions pas que notre petit peuple a passé plus de 800 ans en Grande Bretagne et surtout en Ecosse dans ses nombreuses îles.

(le) BOUART, Bouar(t), ‘le sourd’, Bou(d)-ar-té, ‘le murmure dessus toi’.

Attention ce nom est très particulier parce qu’il contient un jeu de mots : Sourd ‘Bouzart’ ou ‘Bouzard’, mais Bouart, ‘sourd’, était celui qui ne voulait pas entendre et vient de Boud, ‘murmure’, Ar, ‘sur’, ‘dessus’, t, té, ‘toi’ ; la disparition du ‘d’ vient de la volonté de ne créer qu’une seule syllabe. Notre spécialiste en breton ancien, (84 ans) nous dit l’avoir entendu avec ce sens, celui qui murmure pour ne pas entendre, qui ronchonne, celui qui est en contradiction avec l’orateur.

(le) NIGEN, prononcé Ni-Guen ou Gwen, ‘le neveu blanc’, ‘l’initié blanc’.

Ni, ‘neveu’, était initié par son oncle avunculaire, l’oncle maternel. Nous noterons que tous les grands initiés anciens avaient notre racine ‘Ni’ dans leur nom st. Ninian de Roscoff et d’Ecosse, Niniùs, Dionisos, etc. Avant la fin de l’initiation au voyage vers la fin, – Baie des Trépassés (29), – à Confort-meilars, était offert un foulard de lin fin blanc au nouvel initié, d’où peut-être ce nom ! Nous rappelons que le ‘g’ se prononce toujours ‘gu’, ‘gw’, ce nom de famille vient de Guni où il manque le ‘e’ peut écrit Guen-i, lect. inv., ‘lui le blanc’ qui a donné le nom de famille Kergunic, Ker-guni-ic, ‘maison de lui le petit blanc’ ; Il était le fils cadet de Nephtalie.

BIZEN, BIZIEN, Biz-en, Biz-i-en, lect. inv., ‘dans le doigt’, ‘dans lui le doigt’.

Le doigt était synonyme pour nos anciens d’une presqu’île ou d’un cours d’eau. Notons Byzance, dans le doigt européen qui avance vers l’asiatique et Trébizont, Tré-biz-zont, ‘limite du doigt arriver’, qui était le port faisant la limite de l’empire byzantin avant le Caucase. Nous pensons qu’il s’agit d’une famille qui s’est constituée ou possédait une presqu’île.

(la) PRESLE, pres-lé, ‘l’armoire du serment’ ou ‘des serments’

Prés, ‘l’armoire’, à comprendre comme le lieu clos où sont mis les contrats, les objets précieux, les présents, (notons la racine prés, Prés-en lect. inv., ‘dans l’armoire’.) Lé, ‘serment’ a donné Lés, ‘cour du souverain’, avec le ‘é’ associé au ‘s’, ‘z’ Lé-sé, lect. inv., ‘là le serment’, évidemment fait à la cour du souverain. Il s’agissait sans doute d’une famille qui gardant ces présents et contrats, qui en était la dépositaire. La prèle est une plante tout aussi nuisible que ceux qui traduisent un nom de famille avec cette racine !

retour page des traductions