Honneur et doute - britani nouveau

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Honneur et doute

Langue initiatique
   Unité et Dualité

I. Honneur
Aujourd’hui le mot Honneur est devenu très peu utilisé voir galvaudé.
En effet, compte tenu de l’absence actuelle de référence à la Tradition, « Honneur » devient même délicat à définir, chacun allant de sa propre interprétation.
Pour beaucoup c’est un mot vieux, en fin de vie, un mot qui n’aurait plus sa place de nos jours…
Heureusement, notre chère langue Brit va nous permettre de bien saisir le sens profond de ce mot, comprenant ainsi qu’il a pu être, à lui seul, une des lignes de conduite des différents Ordres Initiatiques et chevaleresques de par le monde.
Par les petites Racines, on peut décomposer Honneur en Hon-eur.
Hon signifie nous, notre, nos.
Eur, dans le dictionnaire d’A. Troude, a trois significations différentes mais qui dans leur profondeur sont reliées entre elles.
1. La première donne pour Eur un ou une.
Grâce à cette définition, Hon-Eur peut se traduire par Nous-Un. C’est à dire ne faisant qu’un avec nous même, notre Unité.
L’Honneur est alors simplement cette attitude intérieure d’Unité avec Soi–même, permettant ainsi notre véritable expression.
Une personne agissant avec Honneur est une personne qui, faisant Un avec elle-même, s’extériorise de manière fidèle à ses valeurs profondes de Vie, sans mensonge, dans sa vérité intérieure.
2. la deuxième définition donne pour Eur bonheur.
Il est déjà intéressant de noter qu’en Français, Bonheur c’est Honneur auquel on a rajouté un B.
Bonheur peut se lire B(é)-on-(h)eur se traduisant par tombe-nous-un.
C’est à dire notre Unité dans la tombe.
Pour comprendre cela, il faut bien saisir que Tombe désigne en fait pour nos Anciens le monde incarné, manifesté, matériel et concret. Par opposition au monde non manifesté et subtil d’Awallon.
C’est pour cela qu’en Breton, le mot Bed, qui désigne le Monde, se décompose en Bé-d(é), 'toi la tombe'.  Lorsque nous naissons, nous tombons littéralement dans ce monde manifesté. C’est pour cela que Tombe peut se lire à son tour en Tom-bé,' la tombe chaude'. En effet, la caractéristique de notre monde est que la vie découle de la chaleur. Sans feu de Vie pas d’existence.
Ainsi, le Bonheur c’est la concrétisation de notre Honneur, notre Unité et de son expression dans notre monde.
De plus, Heur c’est heure en Français. En jouant avec les mots par le langage des oiseaux, le Bonheur c’est être à la bonne heure. Cela rajoute une notion de temps à notre définition.
Ainsi le Bonheur est la réalisation concrète de notre Unité, ici et maintenant.
3. La troisième définition pour Eur est Or.
L’Or est symboliquement le métal solaire.
Et notre Centre intérieur est considéré comme notre soleil intérieur.
Hon-eur donne : nous-or, notre Or, nous devenant de l’Or.
Donc l’Honneur c’est aussi trouver notre Or, c’est à dire trouver notre point d’équilibre intérieur,  permettant ainsi de rayonner, devenant notre propre soleil.
Cela renvoie aussi à la notion d’Alchimie interne qui permet de transmuter en nous le lourd et l’épais, en léger et subtil. De transmuter notre propre plomb en Or, notre Pierre Philosophale.
Ainsi, avoir de l’Honneur, c’est être capable de transformer ce qu’il y a de plus sombre en nous en Lumière.
Nous voyons donc que ces trois définitions de Eur se complètent et s’enrichissent mutuellement donnant ainsi au mot Honneur toute sa véritable profondeur.

II. Doute
Doute se décompose facilement en D(i)ou-té ou D(a)ou-té, qui se traduit par 'Deux-toi' c’est à dire toi le deux ou toi dans la dualité.
Notre Unité, par manque de fermeté ou de connaissance, se fissure, donnant naissance au doute, à la dualité.
Un doute marque un début de perte de confiance en soi, une hésitation sur le chemin à prendre.
Le 1 donne le 2.
Le choix de vie et notre liberté se fait au 2 : le doute apparu va-t-il nous permettre, par son apaisement, de retourner à notre Unité, la renforçant ainsi par cette expérience ?
Ou bien le doute va-t-il nous égarer, souvent par peur, dans les limbes de la dualité, entraînant le doute de nos doutes, nous éloignant d’autant de notre Unité ?
La dualité juste est celle qui, tout en étant 2, est incluse dans le 1, le 2 se souvenant qu’il est fait de 1.
La dualité mortifère est celle qui, se dispersant sans cesse, ne vivant que pour elle, s’éloigne du 1 jusqu’à l’oublier. C’est dans cet état qu’il y a de fortes chances de rencontrer le Diable, le serment du fils du 2.
Di-ab-lé, deux-fils-serment.
Di est une contraction de Diou, deux.
Mais Di est aussi une contraction de Deiz, le jour, renvoyant à l’idée de lumière par opposition à la nuit.
Le Diable lui-même est donc porteur de la capacité à nous faire sombrer dans le doute, la dualité, et de celle de nous ramener à la Lumière vers notre Unité. Libre à nous de choisir…
L’épreuve de notre Iesus C’hristis dans le désert est certainement de cet ordre là.

III. Honneur et Doute
Ainsi là où Honneur renvoie à l’Unité, Doute renvoie à la dualité.
L’Honneur est notre capacité à rester fidèle, quoi qu’il advienne, à nos valeurs profondes porteuses de Vie, à les exprimer, vivant ainsi notre Unité.
Par notre Unité réalisée nous nous relions au grand Tout, l’Unité Primordiale.
Le Doute est cette dynamique qui va nous tester sur notre capacité à conserver notre Unité, ou à y retourner après un passage dans la dualité.
Douter de nos doutes nous fait d’abord stagner dans la Dualité, puis nous y fait lentement sombrer.  
 
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