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             EDITO              le 18 juin 2008

                      Le spectre de Richelieu hante l’Académie française

     L’Académie, au moment où enfin la France se régionalise, s’étonne qu’une place soit faite aux langues dites 'régionales’; nous, nous préférons langues ‘périphériques’ par rapport à la centrale, la ‘véhiculaire’, la ‘domestique’.

  Dans un Etat, une langue périphérique – par rapport à la dominante – peut très bien être plus achevée et antérieure à cette dernière, c’est le cas de la vieille langue bretonne et sans doute d’autres que nous connaissons moins. La grande chance de notre pays, en exceptant l’étonnante incompréhension ou entêtement de l’Académie, est de posséder des racines/bases dans ses propres langues périphériques. Ces éléments de construction linguistiques sont employés par les langues anciennes et par beaucoup de langues européennes actuelles ; même l’envahissante anglaise n’y échappe pas.

  Qu’il soit donc permis aux simples mortels de s’offusquer de ce brusque coup de chaleur de la vieille dame en état de ménopause avancée. En effet, lorsque nous lisons les définitions de nos dictionnaires français sous l’influence académique, l’étude d’un mot, après des mois et des mois de concertation, doit correspondre au latin ou au grec, – (Richelieu n’était-il pas cardinal), – sinon pas de référence sérieuse, classée incongruité. Le salut et la connaissance ne pouvaient venir que de Rome, ainsi, nous comprenons mieux l’acharnement à vouloir méconnaître les langues périphériques.

  Voici deux exemple provenant du ‘‘Petit Larousse Illustré’’ : ENTAMER vient du latin Intaminare, ‘souiller’, soit, «J’ai entamé mon pain. » Vaut : «J’ai souillé mon pain. » Par les racines de la vieille langue bretonne, littéralement : «J’ai en morceau dans mon pain », la structure de la phrase étant différente, nous dirons en bon français : «J’ai mon pain en morceau dans. ». A vous de juger et d’apprécier le travail au sein de cette académie. En parlant de sein : SEIN, ce mot vient, – selon l’Académie qui influence nos dictionnaires, – du latin sinus, ‘pli’ ??? Être au sein de l’Académie c’est donc être dans le pli, nous en rions ! Pour nous, c’est être ‘là moi’, Sé-in, par les racines de notre vieille langue bretonne. Nous n’ajouterons rien de plus, les mots parlent d'eux-mêmes.

  C’est pour cette raison, que sur notre site :   britani.org    nous avons mis à disposition un livre en PDF, ‘‘La mystérieuse langue mère’’, avec plus de mille mots traduits ; vous y trouverez le mot ‘entamé’ et d’autres attribués au latin et au grec. Ce travail scientifique s’est fait sur la base du dictionnaire de l’amiral Aimable Troude et, en cas de désaccord, les extraits étant reproduits copier/coller, la contestation le sera avec ce dictionnaire.

  En vérité l’académie française, comme tout système sans justification, – non élue par une base, – est monolithique et n’a pas bougé depuis la sombre affaire de Victor Duruy, ministre de Napoléon III, dont nous relatons l’intervention dans l’avant-propos de ‘‘La mystérieuse langue mère’’ : «INTERDICTION de rechercher une langue originelle. » Il est vrai qu’au nom d’un centralisme, d’abord royal puis jacobin, des mensonges se sont accumulés, porter l’épée n’a jamais rendu les gens plus courageux, alors….

  Rester dans la mortelle pestilence d’un passé intolérant et refuser la cime des Olympe aux neiges éternelles, couleur de pureté ? Naît immortel que le juste !

L’équipe ‘’Britani terre d’éveil’’.